Je voulais sortir cette compil' spéciale covers pour Nowel, mais par, au choix : paresse, manque de temps et d'inspiration, j'en ai repoussé la conception. Mais comme tout vient à point etc, elle est là, maintenant.
J'ai toujours aimé les reprises. Enfin, au début, les reprises de chansons françaises. Sans doute grâce aux Enfoirés, que j'écoute depuis au moins une dizaine d'années. Il y a pas mal de titres, surtout du type daube mike-brantesque, que je préfère en version enfoiresque. D'où un certain hommage qui leur sera rendu dans cette playlist.
Pour le reste, l'idée de cette tracklist m'est venue par hasard, grâce à Deezer. Je suis tombé sur une version de Sorry seems to be the hardest word de Mary J. Blige, qui m'a retourné. Non seulement à cause de sa prestation à elle, mais aussi en la comparant à ce qu'avait fait les pitoyables Blue de ce morceau. La différence entre de la soupe pop et une réinterprétation soul magnifique étant flagrante, m'est donc venue l'idée de présenter une sélection de reprise qui auraient le mérite d'être au moins aussi géniale que l'original, et pourquoi pas meilleure.
En plus du morceau de Blige, on trouvera à peu près de tout, et même du blues. Je pensais ne pas en mettre, la reprise étant un peu un lieu commun de ce genre, mais je n'ai pas pu me passer de deux morceaux fantastiques de Stevie « l'astiqueur de manche » Ray Vaughn et de Poppa Chobby.
Et pour l'interactivité, essayons de jouer à Qui sont les créateurs originaux des morceaux présentés. Le vainqueur recevra son poids en Schoko-Bons goût bacon. Intéressant, non?
avertissement : la playlist est pas encore là, je cherche comment l'insérer dans ma chronique...
Bon.
Pour le retour de cette compilation bloguesque, j'ai décidé de la consacrer au hip-hop, un style que mon frangin Le PouPoune n'écoute que très peu. Passé les Consultations de Gynéco et les Tentations de Passi, rien, à part un CD single de Yannick (arrrrggg).
Dans cette tracklist, surtout du rap français, quelques morceaux de slam, une MC et un mélange avec du hard-rock. C'est, pour moi, le meilleur (ou peu s'en faut) qu'aie produit la scène rap, tout du moins au niveau français. On y trouvera des textes qui pèsent, des sons bien lourds, du funk, et même un instrumental. On n'y trouvera pas de jazz-rap (enfin juste un titre), auquel sera sûrement consacré une chronique prochainement. C'est je pense une déclinaison du rap pas vraiment facile à appréhender.
On enfourche son jogging, on retourne sa casquette, et c'est parti!! En vrac : Diam's, Solaar, Abd Al Malil, Run DMC, Guru, IAM, la FF, Passi, NTM et Nas, le Wu-Tang Clan, Manau, Alliance Ethnik, AKH et Will Smith...
Et en bonus track, le premier morceau de rap sorti en single :
Sugar Hill Gang, Rappers's delight
Enjoy, Bro...
Il est venu le temps pour moi de me mettre à nu, de révéler au public et de déballer au grand jour une de mes plus grandes hontes : j'aime la chanson française. Mais pas seulement ce qu'on appelle la nouvelle chanson française : Bénabar, Delerm, Sanseverino ou Da Silva, ou la vieille : Brel, Ferré et Ferrat. Non. Cela serait trop gratifiant.
J'aime la vieille soupe française. J'aime fredonner du Claude François, je connais Mike Brant par coeur, réciter du Claude Barzotti me met réellement en joie. Je n'aime rien tant qu'un trajet de voiture de 6h, avec Nostalgie dans la radio : 12 chansons de Joe Dassin, 70 de Johnny, et l'oeuvre complète de Frédéric François.
C'est donc l'occasion pour moi de dévoiler mes amours coupables pour un artiste et album de ce que j'ai appellé la vieille soupe française : J'habite en France, par Michel Sardou.
Habituellement et en général, j'aime retrouver dans les artistes que j'écoute une partie de ce que je pense (enfin pour ceux que je comprends). Et Michel Sardou n'est pas de ceux-là. Car progressiste, il ne l'est pas vraiment. Et les chansons de l'album ne le sont pas non plus. Sardou est tour à tour homophobe mais drôle (le rire du sergent), franchouillard (j'habite en France), soupasse (et mourir de plaisir), et franchement détestable : l'horriblement macho les dimanches et les assez réac' les ricains et monsieur le président de France.
Et pourtant, j'aime cet album. Et je le connais même par coeur. La faute à qui? A une assez belle chanson, d'abord : petit. Et puis aussi, c'est la faute à ma maman. Ma maman elle aime aussi les vieux chanteurs. Elle pleure même quand elle les écoute. 30 secondes de Polnareff, paf! Le début de Michèle par Gérard Lenorman, re-paf. Balavoine, re-re-paf! Or donc, ma maman elle a cet album en vinyle. Et donc, quand on était petit, mon frère, ma famille et moi, ce disque ressortait tout le temps à la fin des gros repas de famille. En même temps que les vieux Elton John, Beatles ou Renaud. Après le dessert, et avant qu'on ressorte les vieux albums photos et les alcools improbables.
Voilà pourquoi j'aime cet album. Parce que je l'ai écouté avant d'être en âge de le juger. Parce que le ressenti est plus fort que l'esthétique dans ce cas là. Parce qu'il me rappelle l'enfance. Parce qu'il me rappelle quand je n'écoutais que de la vieille varièt', que je n'avais qu'une vingtaine de K7 et pas encore de CD. Parce qu'il me rappelle quand je ne connaissais pas encore le rap et le rock. Parce que j'étais au collège et que la France était encore un pays de gauche. Et surtout parce qu'il a le goût des grosses bacchanales en famille, et que ça c'est impérissable.
Voilà de quoi j'ai honte. J'espère que je serais pardonné...
ma première chronique de disque...
Rose, Rose, 2006
Je ne suis pas un grand fan d'artistes féminines, et encore moins d'artiste féminine française. Sûrement parce que dans ce domaine, on a plus été approvisionné en serveuse de soupe qu'en réelle song-writer ou musicienne. Dans mes références, figuraient jusqu'à peu deux artistes qu'écoutaient déjà mes parents : Véronique Sanson et Barbara. Et du côté de la jeune génération, pas grand chose. Ce n'est pas que je déteste Jeanne Chérhal, par exemple, mais ne n'accroche pas à la voix.
Pas de référence, donc, jusqu'à peu, et Rose.
Avant, Rose était professeur des écoles. Et puis elle s'est faite larguée. Elle a donc décidé, au lieu de se morfondre dans le bourbon, la vodka et la cigarette, d'écrire des chansons. D'où cet album.
Petit coup d'oeil à la pochette, pour commencer. Niveau crédits, ça commence bien : Denis Benaroch, Gérard Bikialo, Sébastien Chouard, et Christian Martinez. Soit la moitié du line-up de Cabrel , et des habitués de Renaud, Goldman et De Palmas. Et la cerise sur le ghetto : Jean-Jacques Milteau, sommité française voire mondiale de l'harmonica sans bretelle.
Musicalement, l'album est réussi. Rose se cherche, à la limite du folk, et de la chanson. Mais pas de variétoche lourdaude (ou presque). Point, donc, de nappes de synthé. Mais la guitare acoustique à la base de tous les morceaux, pratiquement. Et puis les musiciens pré-cités ne sont pas là pour décorer. En attestent les complaintes de l'harmonica de Milteau (Saisons), et les relents jazzy (je m'ennuie). Rose a donc réussi a créer sa propre couleur musicale, et inédite, qui plus est. Et sa voix, cassée (hommage à Janis Joplin, dont elle est fan?), parfois à la limite de la fausseté, se marrient parfaitement aux arrangements de l'album.
Mais surtout, les chansons de Rose me parlent. Enfin. Parlent de moi plutôt. Comme je le disais plus haut, elle a commencé à écrire après une rupture. Son album parle donc de douleurs. En fait non. Pas vraiment de la douleur. Plutôt de la déception. Et l'attente, et les espoirs déçus qui en découlent. Elle chante aussi l'alcool, la vie qui dérape, et la mémoire qui torture. Gai, n'est ce pas?
Malgré ça, elle réussit une des plus belles déclarations que l'on puisse faire (La Liste).
Finalement, ce premier album est un album réussi. Des arrangements nickels, et des textes valables, tout ce que j'attends d'un artiste français.
Pour résumer :
Bon. Une chose horrible m'est arrivée. Oui. J'ai été taggé. Showshoes souhaite savoir quels sont les cinq disques que j'emmenerais sur une île déserte, si, bien sûr une telle chose devait m'arriver.
Un tel choix n'est pas aisé. Mais il est vrai qu'au moment ou je commençais à réfléchir aux Cds que j'allai emmener avec moi en vacances, ce tag peut surement aider.
Si j'étais retors, je pourrais dire que ces deux volumes là me suffisent. Mais jouons le jeu. Seulement, pour réduire la difficulté, réduisons le choix aux albums que je possède effectivement en CD. Pas d'album numérique dans ce choix. Je précise enfin que si je refaisais ce même choix dans 2 mois, il serait sûrement différent. Celui-ci est en effet radicalement influencé par ce que j'écoute en ce moment.
Pour commencer, back to 1998. Mon premier concert, Troyes : MC Solaar, Le tour de la question. Un double album que je ré-écoute en ce moment, et qui rappelle que Claude M'Barali est un excellent MC, qui joue avec des musiciens sur scène, 10 ans avant que ce ne soit la mode. Et une pensée pour Bambi Cruz, trop méconnu (sans ironie aucune).
On redescend encore, 1986, première album live de ma première idole : Jean-Jacques Goldman, en public. Ce disque présente la particuliarité d'être celui pour lequel j'ai dépensé le plus d'argent (presque 250 Frs d'après mes souvenirs). Et comme d'habitude, sur scène, Goldman et son groupe subliment les compos parfois et souvent trop molles des albums studios de l'époque du bonhomme (j'y reviendrai plus tard).
On continue le retour en arrière, 1978. Bob Marley & The Wailers, Babylon By Bus. Un live, enregistré principalement à Paris. Probablement le meilleur album du groupe. Des versions énormes de tubes comme Is This Love, jamming, et le très sublime Concrete Jungle. D'ailleurs je me demande toujours comment des mecs défoncés 24/24 à la marijuana peuvent autant déchirer sur scène.
On remonte un tout petit peu, 1980-1981. Is there Anybody Out There, Pink Floyd. La tournée qui suit The Wall. Simplement.
Et puis, pour finir, 1970. Layla And Others Assorted Love Songs, Derek And The Dominos. Pour les guitares de Duane Allman et Eric Clapton. Pour les reprises de Little Wing, et Nobody Knows You... Pour le Blues.
Résumons :
Reste maintenant le plus dur. Filer la patate chaude à 5 camarades. Triple difficulté : quelqu'un qui a un blog, que ça ne fera pas chier, et qui me lit.
Donc, voyons : Guic', Ama-L. Et puis eeguab, la nymphette et ThomZ (s'il passe jamais par ici).
Bon.
Mon frère a un pote, qui s'appelle Seb. Ce pote est en pleine mélasse sentimentalo-amoureuse. Or comme mon frère est un mec bien, ce pote doit forcement en être un aussi. Le bon samaritain que je suis s'est donc dit qu'il devait faire quelque chose. D'où cette compil' spécial bonne humeur.. Et comme d'habitude, on y trouvera Dire Straits, les Stones et Eric Clapton. Pour le Floyd, celà a été trop dure de trouver une chanson entrainante :-).
Bobby Mc Ferrin, Don't Worry Be Happy
Orange Street, Why
Hairspray Soundtrack, Come So Far
Queen, Crazy Little Thing Called Love
Bob Marley, Jamming
Eric Clapton, Tulsa Time
The Rolling Stones, Shine A Light
Sublime, Santeria
Dire Straits, Walk Of Life
Tryo, C'est du roots
John Fogerty, Bad Moon Rising
Elton John, Crocodile Rock
Mano Negra, Mala Vida
Bruce Springsteen and The E-Street Band, Paradise by the C
Et pour la deuxième fois, un bonus track, just for you :
Une compilation plus courte que d'habitude et plus éclectique, avec pas mal de reggae. Enjoy!!
Derniers Commentaires