Cette exposition m'attirait depuis quelques temps. Mais faute de temps, d'une trop motivation ou que sais-je d'autre, je n'avais pas
fait l'effort de m'y déplacer. Mais en en ces temps de vacances, l'occasion était belle, et j'ai donc enfourché le métro afin de m'y rendre : Grand Palais, galerie Sud-Est.
Le T.AG. au Grand
Palais.
Je fus secoué. Intérieurement. Parce que je n'avais jamais vu autant de jeunes, Blacks, Beurs, Banlieusards dans un musée. Et que c'était génial de voir ces baggys, casquettes et téléphones
portables en guise d'appareil photo cotoyer les visiteurs habituels des musées : les vieux. Un grand bravo donc à Alain-Dominique Gallizia pour cette performance : amener des Djeuns' là où ils
n'ont pas l'habitude d'aller, en le montrant que le (sub)culture peut intéresser le plus grand nombre.
Et l'expo en elle-même? Très rapide. 150 tableaux, construits sur le même principe : le pseudo de l'auteur à gauche et une variation sur l'amour à droite. Gallizia a demandé à 150 graffeurs de
réaliser une oeuvre sur ce modèle, en leur promettant de les faire exposer dans un musée. Pari tenu. Pour un amoureux de tag, que du plaisir : des couleurs à profusion, des lettrages ahurissants,
des performances énormes : la parfaite démonstration que les graffeurs sont des artistes à part entière et pas que des voyous qui dégradent les métros.
SysT
On est passés devant avec lô mais y'avait grave de queue, du coup on est allés voir un truc sur william Blake au ptit Palais!