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Dimanche 3 août 2008
Dernière minute : des extraits de cet article ont été cités dans une revue de presse des blogs de rue89 concernant les différents accidents de ces dernières semaines. Je ne suis pas tout à fait d'accord avec l'orientation que prend cette revue, je m'en expliquerai prochainement.

      Après les incidents qui se sont déroulés sur le site nucléaire du Tricastin, Showshoes a publié une réaction, et ma demandé d'y réagir, ce que je fais avec plaisir. Parce que si j'ai choisi d'évoluer dans le secteur nucléaire nucléaire et plus particulièrement dans la sureté, c'est justement pour connaître les risques réels de cette industrie, pouvoir me faire un avis juste, et partager ces connaissance.



L'uranium et la radioactivité


Pour commencer, la base, l'uranium et le radioactivité.

A l'état naturel, le minerai d'uranium est composé de trois isotopes : 234U (0,0054%), 238U (99,28%) et 235U (0,71%). Cet élément est dit radioactif, puisque ses isotopes se désintègrent en émettant des rayonnements. Leurs périodes d'activité sont très longues, et le plus radioactif des isotopes naturels est l'isotope 234 (il se désintègre plus vite, et est donc dégage plus de rayonnement, mais dans le même temps, sa quantité diminue plus vite que les autres isotopes) : plus un isotope est radioactif, plus sa quantité va être faible.

L'uranium naturel se trouve partout dans l'écorce terrestre et, à sa concentration dans cette écorce, n'est pas dangereux : sinon, comme je le disais dernièrement, les Bretons auraient déjà eu quelques problèmes. Il se trouve même dans l'eau, et les poissons s'en foutent (n'en déplaise à M. Gauffe).

Le principal danger (de ce minerai) vient donc de l'uranium enrichi que l'on utilise pour faire fonctionner les centrales nucléaires. L'isotope 235 est le seul élément fissile naturel. Mais, pour obtenir une réaction en chaîne susceptible d'alimenter un alternateur avec assez d'énergie pour produire de l'électricité, il faut enrichir l'uranium jusqu'à une de teneur de 3,5% en isotope 235. Cette teneur est obtenue par diffusion gazeuse ou membranaire. Cette opération est très couteuse en énergie, et nécessite la présence l'une tranche nucléaire dédiée.


Enfin, et pour commencer à répondre à la chronique de Jean-Pierre Gauffre, citée par showshoes : non il n'y a pas d'uranium gentil et d'uranium méchant. Non il n'y pas de nucléaire méchant et de nucléaire . Il y a un secteur nucléaire civil et un secteur nucléaire militaire. Il y a des différences d'enrichissement (95% en isotope 235 pour une bombe à l'uranium), il y a une situation historique qui a provoqué le lâché de bombes sur Hiroshima et Nagasaki, il y a une administration cacocochyme et des fonctionnaires peu formés qui ont conduit à l'accident de Tchernobyl. Mais faire porter la responsabilité de ces faits sur le secteur nucléaire actuel, c'est comme blâmer Sam Colt pour toutes les tueries de l'Histoire.


 

Dangers des rayons ionisants


Le principal effet de la radioactivité est la diffusion de rayons ionisants. Ce sont ces rayons qui sont nocifs pour la santé.


Tout d'abord, les voix d'exposition. Elles sont de deux types, interne ou externe. Dans le cas de l'irradiation externe, la source de l'exposition est à l'extérieur du corps, est l'irradiation dure un temps limité. Dans le cas de la contamination interne, la source est ingéré et peut s'y fixer indéfiniment.


Les effets des rayons sont de deux types : déterministes ou stochastique (aléatoires).


Effets déterministes


L'énergie dégagée par les rayonnements est absorbée par les cellules, provoquant la mort de celles-ci. Ces effets sont provoqués par des fortes doses, et ils sont généralement immédiats. Parmi les principaux effets déterministes, on peut citer la cataracte, les oedèmes ou la stérilité. Enfin, il existe un seuil pour l'apparition de ces effets, c'est à dire qu'en dessous d'une certaine dose, aucun effet n'est apparu.


Effets stochastiques


L'énergie dégagée par les rayonnements provoquent de légères lésions de l'ADN. Dans ce cas, deux solutions. Soit le corps répare de lui-même les lésions et aucuns effet néfaste ne va apparaître, soit la réparation est imparfaite, provoquant des mutations cellulaires, induisant ainsi des cancers ou des leucémies. Les effets sont tardifs (entre 4 et 10 ans) et aléatoires (en fonction de la réparation ou non des lésions de l'ADN). Dans le cas des effets stochastiques, ce n'est pas la gravité qui est fonction de la dose. Ce qui va en s'accroissant avec la dose est en effet la fréquence d'apparition du cancer.


Le nucléaire ne tue pas à tous les coups. Il ne tue pas « petit à petit », ou « lentement et surement ». Il me semble que c'est aussi manipuler la vérité de dire que le nucléaire tue insidieusement. La vérité biologique est seulement que le principal effet de l'absorption des rayons est l'apparition d'un nombre anormal de cancer. C'est peut-être cynique de dire ça, mais il me semble que médicalement parlant, un cancer ne signifie pas forcément la mort. De plus, lors du plus gros « accident » nucléaire de l'histoire, les deux bombes sur Hiroshima et Nagasaki, la majorité des victimes a été tué par le souffle de l'explosion. Une mort classique, en quelque sorte...


Pour continuer de répondre à la chronique de Jean-Pierre Gauffe : oui il peut y avoir des produits radioactifs dans la nature sans que ça soit dangereux. Oui on boit de l'uranium dans l'eau minéral sans en mourir. Oui, on traite même les champignons aux rayons X. Et, pour répéter ce que j'ai dit dans mon premier commentaire, l'industrie nucléaire n'est clairement pas le premier pourvoyeur en terme de dose (et d'où u'elle vienne, la dose, les effets sont les mêmes). L'exposition moyenne annuel d'un Français au rayonnements naturels (radon, rayonnement cosmique...) provoque une dose de 2,4 mSv alors que celle due à l'activité humaine provoque une dose de 1 mSv (dont plus de 90% due à l'exposition médicale). Un dernier chiffre : un scanner corps complet, par exemple, assure une irradiation comparable à l'irradiation naturelle reçue sur 3 ans...


Le problème du seuil


Un des problèmes liés aux effets des rayonnements est celui de leur seuil d'occurence. En effet, les effets stochastique n'ont jamais été observé en dessous d'une certaine dose? Or, comme leurs effets sont différés, on ne peut présager ou non de leur existence. C'est pourquoi les instances internationales ont décidé que la relation entre dose et probabilité d'occurence de cancer serait une relation linéaire sans seuil.


Et l'accident de la SOCATRI dans tout ça?


Une cuve a fuit. L'usine en question traite des flux en provenance des usines d'enrichissement d'Uranium, en vue de la fabrication de combustible civile. Le rejet ne comporte donc pas d'isotopes artificiels de l'uranium, mais uniquement de l'uranium de composition proche du naturel.


L'usine a donc outrepassé sa limite de rejet annuel. Soit. C'est une faute par rapport à la loi. Mais cela ne signifie pas à priori que cette fuite puisse avoir des répercussions biologiques dantesques. Dépasser un seuil ne va pas dire se retrouver automatiquement en situation de danger. C'est une précaution, en quelque sorte, pour pallier au manque de résultats dans ce domaine. Et d'autre part, le danger le plus important dans le cas de l'incident de Socatri n'est pas le risque radiologique, mais bien le risque toxique : l'U est un métal lourd, très dangereux pour les reins. Et pour un enrichissement inférieur à 6%, le risque radiologique est minoritaire pour l'uranium.


Quoi qu'il en soit scientifiquement parlant, il est certain que cet incident a révélé des disfonctionnements dans la gestion de crise des accidents nucléaire.

Pour reprendre ce que disait Showshoes, la fuite a commencé vers 23h le 7 juillet. Le temps de faire des mesures, le PUI (Plan d'Urgence Interne) radiologique est déclenché à 6h du matin le 8 juillet. En déclenchant le PUI, l'exploitant prévient le préfet, qui doit ensuite prévenir l'ASN. C'est ensuite à l'ASN de prévenir l'IRSN afin de gréer une cellule de crise. L'IRSN a été prévenu le 8 juillet à 14h30.


C'est ici que réside la mauvaise gestion, l'erreur de communication et tout ce que vous voulez...


Voilà, j'espère que ces quelques explications pourront être utiles à ceux qui les liront. Je n'ai pas cherché à me faire le défenseur des dysfonctionnements de l'industrie nucléaire. Je voulais juste faire part de ce que je sais et ai, en espérant faire avancer le débat.

 

EDIT : un avis que j'apprécie chez DirtyDeni

EDIT 2 : modification les doses citées (2,4 et 1 mSv) sont des doses annuelles moyennes.



Par PieRRe - Publié dans : Politique
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Commentaires

C'est un billet très documenté et très bien construit. Je le relis encore une fois, histoire de ne pas me mélanger les pinceaux dans les isotopes et je te répondrais dans un autre commentaire avec plus d'acuité. A tout de suite
Commentaire n° 1 posté par showshoes le 04/08/2008 à 07h48
"L'isotope 238 est le seul élément fissile naturel. " Pyrox: c'est sympa d'être didactique et tout et tout... mais te gourre pas dans les chiffrs (t'es en train de dire que la majorité de l'Uranium est fissile...) et la faute dure toute la fin du paragraphe. Pas tout lu encore donc pas de commentaire plus avvant.
Commentaire n° 2 posté par Guic' the old le 04/08/2008 à 19h09
merci guic'. erreur raparée.
Réponse de PieRRe le 04/08/2008 à 20h02
"L'exposition au rayonnements naturels (radon, rayonnement cosmique...) provoque une dose de 2,4 mSv alors que l'homme provoque une dose de 1 mSv (dont plus de 90% due à l'exposition médicale). Un dernier chiffre : un scanner corps complet, par exemple, assure une irradiation comparable à l'irradiation naturelle reçue sur 3 ans..." C'est un argument ca ??? L'irradiation medicale (et surtout le scanner corps complet) concernent une minorité de gens. "dont plus de 90% due à l'exposition médicale" merite donc d'etre plus largement expliqué, si possible d'ailleurs. Deuxiemement ton argumentaire passe largement sous silence le VERITABLE probleme du nucleaire... La dose est fonction du temps. L'uranium a une demi-vie de plusieurs milliers d'années... durant lesquels, compte tenu du serieux et des moyens toujours plus réduits par des coupes budgétaires, des entreprises concernées, ces accidents continueront de ce produire en rependant toujours plus d'uranium ici et la. Une fois qu'il est disséminé par les eaux, soyons serieux, il est impossible a recuperer. Il va donc s'accumuler a certains endroits d'ou il ionisera en paix aussi longtemps que rien ne le fera decouvrir. C'est bien dans le TEMPS que se creer les problemes. C'est d'ailleurs bien pour cette raison que dans l'industrie medicale, on interrompt le flux sur la plus grande partie possible de la rotation du bloc ionisant, pour le limiter au strict minimum, non pas pour réduire le temps que le patient passe dans le scanner (car, pardon, mais on s'en fout), mais bien pour limiter l'exposition aux radiations. "Oublier" de prendre en compte le facteur temps (que ce soit en exposition ou sur le problemem des dechets) reste a mes yeux le sport favori des evangelistes nucléaires.
Commentaire n° 3 posté par Medical le 05/08/2008 à 08h10
Je parle en fait de dose moyenne annuel. C'est un argument dans la mesure ou cela montre que sur une année, la dose reçu par un Français est largement due aux rayonnements naturels, et, au niveau inbdustriel, à l'imagerie médicale.

Quant à l'exemple du scanner corps complet, c'était pour montrer qu'il n'y a pas que le mechant nucleaire civil qui peut induire de fortes doses.

Concernant ta théorie sur les accidents : je ne vois pas pourquoi les accidents seraient susceptibles d'augmenter dans l'industrie nucléaire et pas dans le domaine médical. S'il est normal de pointer du doigt les dysfonctionnements de l'industrie nucleaire, il doit aussi mettre l'accent sur le médical. COmbien de radiologues previennent leurs patients des dangers des rayons X? Combien font plusieurs clichés inutiles?

POur finir, le problème du temps. Effectivement, la dose est fonction du temps. Mais, pour un rejet donné, la dose rediminue toujours. Certes la diminution est extremement lente (1/2 vie tres longue), mais diminution il y aura.
le probleme du temps est ailleurs. Il est au niveau des déchets. Mais c'est un autre problème.
Réponse de PieRRe le 05/08/2008 à 09h23
Toujours pas satisfait. La dose moyenne annuelle recue par un francais dont tu parles est une bouffonerie destinée essentiellement à noyer le poisson dans son bocal. Sur l'ensemble de la population francaise, seule une minorite subit une ou plusieurs radiologie par an (je n'ai malheureusement pas les chiffres mais chacun peut compter le nombres de radio qu'il a passe dans sa vie et le diviser par son age, pour realiser que ce chiffre depasse rarement 1). Difficile de comprendre dans ces conditions ce que ces 90% representent. Ajoutons a cela que suivant les parties du corps, les traumatismes (musculaires, osseux ou autres) recherchés, les techniques d'imageries (fixe, 3d, dynamique)... et les patients (sveltes, gras, hommes, femmes, enfant, etc...), les doses et meme les types de radiations, et donc leurs effets primaires comme secondaires, changent du tout au tout. Je travaille dans ce milieu et je n'arrive vraiment pas a comprendre ce que ce 90% signifie. Les pollutions d'uranium dont il est question affectent TOUS les riverains, pas seulement les pros-nucleaires. L'imagerie médicale est dangeureuse. Et contrairement a l'industrie nucléaire, loin de chercher a nous en dedouaner, nous nous battons au contraire pour former et informer medecins et patients des risques inherents a nos outils, trop souvent consideres par de trop nombreux medecins comme un outil comme un autre, bistouri, pince, ou antibiotique. Je ne vais pas lancer de chiffre, mais la plupart des accidents d'imagerie medicale sont dus a des negligences de notre materiel a la conception, a la fabrication, a l'entretien, a la formation des medecins, a l'utilisation qu'en font les medecins. Aucun maillon de cette chaine ne peut se vanter d'etre irréprochable, ce serait criminel. Autre différence avec le nucléaire, que tu balaies sous le tapis du geste gracieux habituel "c'est un autre probleme", l'imagerie médicale ne produit a ma connaissance aucun dechet radioactif. Meme la radiotherapie abandonne progressivement les isotopes de cobalt et de cesium au profit des sources 100% artificielles, qui, si elles sont nettement plus gourmandes en energie, sont nettement plus faciles a controler. "la dose rediminue toujours" est evidemment aussi vrai que faux, un peu comme "apres la pluie le beau temps", puisqu'on a encore jamais vu de l'uranium s'enrichir naturellement et que donc effectivement la dose diminue toujours... immédiatement après chaque accident ! :-) Quant aux raisons qui me font croire que les accidents augmenteront dans le domaine nucléaire : - on avance vers une privatisation de plus en plus accrue des responsabilites de controle. Une entreprise est la pour faire de l'argent et si elle doit economiser pour survivre, elle le fera. Le medical ne peut pas se permettre de faire l'impasse sur la securite car les assurances maladies (je parle des pays qui ont des assurances santé privées) refuseraient de couvrir les medecins qui utiliseraient des produits non "homologuées" par les-dites assurances. Aux US, les medecins jettent immediatement le materiel qui n'est plus en odeur de sainteté avec leurs assurances. - Les centrales nucléaires sont vieillissantes et aucune entreprise ne va investir des millions dans une centrale qui va bientot fermer. - Le nucléaire est trop lié au militaire et au politique pour être véritablement transparent. Si je pouvais me permettre de parler au nom de l'imagerie medicale (mais je n'ai pas cette pretention), je dirais au lobby du nucléaire : on a assez avec nos responsabilités, n'essayez pas de nous refiler les votres.
Commentaire n° 4 posté par Medical le 05/08/2008 à 10h55
certes sur la pop française, une minorité subit des examens radiologiques. mais c'est une minorité qui subit eventuellement les conséquences d'un rejet. De la même facon, le faible pourcentage de gens qui habitent sur des massifs granitiques sont plus exposés que d'autres.

POur être précis, la dose moyenne annuelle due a l'exposition médicale est de 1 mSv. celle due à l'industrie nucleaire est de 0,0002 mSv, et celle du aux retombées des explosion nucleaires est de 0,01 mSv. D'ou les "plus de 90%" que j'aurais pu remplacer par 99,99%. je n'essaie pas de vous refiler nos responsabilités, juste de comparer des chiffres.

Concernant les déchets : ce n'est pas parce que la source est artificielle qu'elle n'est pas un déchet... Une fois usée, elle doit être traitée comme une source naturelle. les mecanismes de la radioactivité sont identiques qu'un isotope soit artificiel ou naturel. et tous les elements qui vont être irradiés par les rayons X dans le cabinet sont considérés comme des déchets.

le nucléaire est trop lié au militaire pour être transparent? Le seul lien est le Pu retraité des centrales qui peut être utilisé a des fins militaires.
Réponse de PieRRe le 05/08/2008 à 17h43
Bonjour, c'est vrai, ma centrale nucléaire preferée est le soleil. J'essaie malgre tout de ne pas etre anti-nucleaire de base.La France ne m'aide pas, ce blog un peu.Question simple a laquelle ni areva ni edf ni manicore ne m'a repondu depuis des années si,si): Il est facile de connaitre le CO2 rejeté par une centrale thermique pour un mwh elec produit, ou la consommation de combustible. Qu'en est-il pourr unr tranche nuke edf?? combien et quels isotopes a l'entree et a la sortie pour un megawattheure electrique produit.That is my question! Merci d'avance d'essayer d' y repondre; FL
Commentaire n° 5 posté par Francois Lebrun le 05/08/2008 à 11h24
Et bien c'est justement pour ça que cet article est fait.

concernant le bilan isotopique en sortie de coeur nucléaire : la majorité est du l'uranium (238,235, 234, 236), et plutonium (239,241, 242), viennent ensuite en quantité moindre l'americium (241, 243), le cadmium (242, 244) et le neptunium. En toute petite quantité, on trouve ensuite pratiquement tout le tableau des éléments périodiques, par le jeu des désintégrations nucléaires. Certains sont produits d'activation : ce sont des éléments issus des gaines de combustible par rexemple, ou des parois des cuves.
Réponse de PieRRe le 05/08/2008 à 17h32
Bonjours! Travaillant dans le domaine du CND,je pense savoir faire la part des choses concernant les risques radiologiques,mais je doit dire que certaines choses me choquent. Premierement,a la lecture de votre article je vous trouve bien conciliant concernant les rejets d'uranium,pour avoir été audité plusieurs fois par les services de l'IRSN dans le cadre de mon activité je ne peux que constater une différence de traitement entre les "petits" et "gros" utilisateurs. En second,vous evoquez à juste titre les doses reçues dans le médical,je vous ferai remarquer qu'il ni a ,à ce jour aucune comptabilisation de la dosimétrie pour les patients ,que les controles sur les installations sont peu ou pas faites (dentiste,cabinet de radiologie etc...)que la formation des opérateurs est plus que dérisoire.... Bref à quand une uniformisation des controles,des suivis dosimétriques et des sanctions?
Commentaire n° 6 posté par aoser le 05/08/2008 à 15h36
bonjour!!
sur le contrôle des rejets, je suis assez d'accord avec vous. Il semblerait que l'ASN soit parfois trop permissive avec les exploitants, en ce qui concerne les réglementations.
Et je suis aussi d'accord sur le médical. Pour ce dernier secteur, je ne sais pas à qui revient la responsabilité. ASN, ordre des médecins?
Réponse de PieRRe le 05/08/2008 à 17h28
Première citation : "C'est peut-être cynique de dire ça, mais il me semble que médicalement parlant, un cancer ne signifie pas forcément la mort." Toutes les personnes de mon entourage à qui l'on a diagnostiqué un cancer sont mortes dans les trois ans. Et puis avant la mort, c'est vrai il y a les traitements... Deuxième citation : "Quoi qu'il en soit scientifiquement parlant, il est certain que cet incident a révélé des disfonctionnements dans la gestion de crise des accidents nucléaire." Je dirais plutôt : Quoi qu'il en soit scientifiquement parlant, il est certain que cet incident a révélé des disfonctionnements. Et comme à chaque fois des gens comme vous sont là pour nous expliquer que cela n'est pas grave...
Commentaire n° 7 posté par Phil Bonin le 05/08/2008 à 22h56
Je ne suis pas en train de dire qu'un cancer ou une leucémie n'est pas grave. je dis juste qu'un cancer ne signifie pas forcement mourrir.

en aucun cas dans l'article je n'explique que l'accident n'est pas grave. j'ai juste souhaité exposer des faits biologiques et chimiques concernant la radioactivité et les effets des rayonnements. A partir de ces arguments, si tu décides qu'ils ne te servent pas à faire avancer ta réflexion, c'est ton choix.
Réponse de PieRRe le 06/08/2008 à 08h39
LE vrai problème concernant l'information sur le nucléaire en France est le fait que le quidam moyen se retrouve pris entre deux feux: les anti, qui présente le "Grand Satan" de l'Uranium" et les pro- qui, malheureusement ont cette facheuse tendance à vouloir minimiser le danger sans forcément rester ni très cohérents ni très honnètes. "L'imagerie médicale est dangeureuse. Et contrairement a l'industrie nucléaire, loin de chercher a nous en dedouaner, nous nous battons au contraire pour former et informer medecins et patients des risques inherents a nos outils" C'est justement ce qui manque concernant le secteur de l'energie: vu que le secret reste primordial dans ce domaine, personne ne prendra jamais le temps d'expliquer correctement ce qui se passe... C'est vrai que ca demande certaines connaissances poussées, et qu'on a pas fini d'être pris pour des cons.
Commentaire n° 8 posté par Guic' the old le 07/08/2008 à 14h13

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