There Will Be A Light?

Publié le par PieRRe


Une envie subite de re-parler de moi

 

La vie est pourrie.

 

        Dans le désordre : il fait pas beau, faire un régime c'est chiant, mes potes sont loin, le 31st n'était pas si extraordinaire, pas de mines avant longtemps, no chicks, plus de DVD à regarder. Et si cela ne suffisait pas, How I Met Your Mother s'est arrêté, merci la grève des scénaristes...

 

Plus sérieusement, pas grand chose n'a évolué depuis que j'ai commencé à écrire ici. Les doutes n'ont certainement pas régressé, voire le contraire. J'ai même rajouté un item à ma liste (de doutes) : le très stressant ''j'attends qu'on me rappelle tout en me demandant si l'entretien s'est bien passé et si par hasard je n'aurais pas dit quelque chose me grillant définitivement aux yeux de mes interlocuteurs et recruteurs''. Admettons que le premier travail soit une lumière permettant de passer à travers cette période de recherche et d'ennui. A force d'échecs et d'attentes, la lumière s'est forcément ternie. La question se pose maintenant de savoir comment raviver la lumière, d'autant plus qu'avec les désormais mensuelles visites à l'ANPE, il ne va pas falloir passer pour un branquignolle de la recherche d'emploi. L'ANPE, en passant, qui n'est pas très bonne pour mon pauvre moral. J'ai l'impression que l'ANPE est le pendant de l'hôpital : elle recueille aussi des malades, les maladies ne sont juste pas les mêmes. Obligé de dépenser de l'argent quand j'en sors pour m'en remettre.5

Revenons à la lumière. Pour la raviver, une solution : bouleverser mes projets. Cela signifie renier ce que je suis, ce que je veux être et ce que j'attend du monde du travail. En clair, sacrifier pour l'instant le voeu d'un travail intéressant pour le simple plaisir de gagner de l'argent. Et pour être tout à fait franc, je commence à vraiment considérer la question. Mais je ne suis pas certain d'être capable de faire ce choix en ce moment. Et ça me ronge. Je ne sais pas quoi décider. C'est pour moi un grand choix à faire. Je suis confronté pour la première fois au combat entre ma propre manière d'être et un certain pragmatisme. C'est certainement cela le sas d'entrée dans la vraie vie d'adulte. C'est de décider de reléguer mes idéaux dans un coin profond de mon cerveau afin d'en faire de jolis souvenirs. C'est d'arrêter de rêver. Et encore une fois, je ne suis absolument pas certain, ni de le vouloir, ni d'en être capable. Mais ne pas le décider, c'est retourner dans l'incertitude, l'attente et le stress. Et c'est aussi retourner vers le Vide.


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Graf' On A Hand-Bag


Le Vide. J'en ai déjà parlé en ce lieu. Avoir l'impression de ne servir à rien. Ne pas savoir quoi faire. Ce sacré Vide n'a pas vraiment changé depuis 4 mois. Heureusement, il y a la musique, mes feutres, l'ivoire et l'ébène, et les livres. Car il faut bien l'avouer, il y a quand même quelques bons côtés à l'inactivité. C'est la chance de pouvoir écouter de la musique pratiquement 24h/24 (en ce moment c'est Dire Straits, on en parlera bientôt), de se remettre à lire. C'est aussi la chance de se remettre au tag et au dessin. C'est la chance de rejouer du piano. C'est enfin la chance de pouvoir réfléchir. Et même de beaucoup (trop) réfléchir. Et ensuite, d'écrire. Ecrire, plaisir que j'avais brievement aperçu grâce au Cam', et que je redécouvre maintenant et ici.

 

Alors globalement, on va dire que j'ai certes connu mieux, mais que j'ai aussi, à quelques rares occasions, connu pire, donc tout n'est pas perdu...

 

 


Si un jour Ben Harper passe par ici, je m'excuse de lui avoir emprunté un titre de chanson pour le titre de cette chronique.

 

 

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l'hystérique 13/02/2008 13:52

j'ai souvent cette impression moi aussi mais je te rassure, tu ne sers pas à rien. Tu fais de très bons articles qui font réfléchir et découvrir des choses. Donc tu transmets des choses aux autres et je pense que ça servir à quelque chose ;)Te prend pas la tête et continue de faire de bons articles. D'ailleurs si tu veux, fais moi une liste de bons sons à écouter, dans le même genre que mon pote Dylan et t'auras fais ta bonne action de la journée. Ah oui, fallait que je te dise "lay laday lay" c'est vraiment ma chanson préférée et je vais essayer de trouver "i want you" pour l'écouter, je te dirai ce que j'en pense ! Bizzz

Chtif 27/01/2008 23:13

oh putain, tu me rappelles des souvenirs avec cette chronique. Pour moi, ça avait duré 8 mois ! heureusement que ma copine m'avait payé une playstation...

PieRRe 28/01/2008 09:59

bah moi j'ai même pas de copine pour m'acheter une console. DE toute façon, j'ai pas la télé non plus ^^. Mais ma grand-mère m'achète des livres :-) .

witchyly 18/01/2008 19:14

yes there will be a light!
c'est fou comme on peut se reconnaitre dans ta description du chomeur...le vide, l'attente, l'espoir, l'espoir qui s'éteint...et aux bout cette saloperie de question "vais-je avoir assez de force pour faire, et prétendre aimer faire, quelque chose dont j'en ai rien à faire?" (ca fait beaucoup de "faire" pour un chomeur)
mais je suis sure que tout ca n'est qu'une mauvaise passe. Il y aura quelque chose au bout. et "ce n'est" (j'insiste sur les guillemets) que 4 mois..je pense que la fameuse question peut attendre encore un peu!