God and Friends

Publié le par PieRRe


        Avant, Eric « God » Clapton était alcoolique et cocaïné jusqu'aux yeux. Ensuite, il s'est soigné, et est devenu vieux, donc sobre. Depuis, pour aider tous ceux qui souffrent d'addiction, il a ouvert un centre, à Antigua dans les Caraïbes : le centre Crossroads. Clapton dit lui-même que si ce centre avait existé dans les années 70 et avant, nombre de ses idoles ne seraient pas mortes. Un centre ça nécessite des fonds pour fonctionner, et Clapton organise des concerts pour cela : la tournée Clapton and Friends en 1988, puis le premier festival Crossroads en 2004, puis en 2007.

 

crossroads.jpgL'objet de cette chronique est de vous raconter le Crossroads 2007, dont le DVD a miraculeusement atterri dans mes mimines à Nowel. Le principe d'un festival Crossroads? Clapton prend son téléphone, et appelle tout ce que le monde anglo-saxon compte de gratteux émérites. Ensuite, tout ce beau monde se retrouve sur scène, pour s'éclater sur des standards ou des titres perso. Tout l'éventail de la musique à base de 6 cordes est représenté : blues, of course, mais aussi jazz, et folk-country. La règle d'or de Crossroads : plus il y a de légendes sur scène et en même temps, mieux c'est. En vrac, pour l'édition 2007, citons : Albert Lee, Jeff Beck, Robert Cray, BB King (qui sait toujours pas jouer et chanter en même temps), Jimmy Vaughan, Buddy Guy, Hubert Sumlin, Vince Gill, Willie Nelson, et le très cadavérique Johnny Winter (jamais vu un cadavre jouer aussi bien de la slide !), Robbie Robertson qu'on a sorti du placard, Steve Winwood et Clapton himself. Notons la présence de quelques « jeunes » : l'excellent John Mayer, Doyle Bramhall II. J'ai aussi eu la surprise de voir une guitar-hero féminine en la personne de l'inconnue Susan Tedeschi.

 

Pour tout dire, ce festival est assez énorme musicalement parlant. De la Fender à tous les étages, des techniciens hors pairs, un set hallucinant de Clapton et Winwood. Notons particulièrement la bassiste de Jeff Beck, qui doit avoir 17 ans grand maximum et la maitrise de Juan Nelson, et BB King qui oublie les paroles de sa propre chanson et distrait le public en parlant de Clapton (qui en a les larmes aux yeux). Je retiens aussi Sheryl Crow, Albert Lee et Willie Nelson pour la démonstration que les chanteurs country savent aussi se démerder à la guitare.

Enfin, le final dantesque sur Sweet Home Chicago. On stage, s'il vous plait : Clapton, Cray, Guy, Vaughan, Mayer, Winter et Sumlin. Sept guitaristes, sept solos de musiciens qui s'éclatent ensemble : en somme, le parfait résumé du festival.

 

Bon alors c'est vrai que le concert dure 4h, et que 4h de solo bluesesque, ça peut énerver à force de technique. M ais à part pour 1 ou 2 titres, je n'ai pas zappé. En conclusion donc et je me répète, un concert énorme.

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