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Mardi 16 juin 2009

Bon. Je pense que ce miniscule post va m'attirer quelques quolibets et flèches acérées, mais tant pire. Go!

Ce matin, au cours de mes pérégrinations "toilienne", me vient l'idée de m'enquérir de la sortie du prochain album de Diam's (aïe, les premières flèches...). Et je tombe sur ça. Un choc :



Parce qu'après l'écoute de Dans ma bulle, que j'avais trouvé très très bon, je me suis posé pas mal de questions sur l'avenir de la MC des Ulis. Cet album bien produit, extrêmement bien écrit, rageux, allait-il être une pétite sans lendemain? Serait-elle capable de reproduire un aussi bon niveau de flow, et de textes?



A l'écoute du premier extrait de son futur nouvel album, il semble que tout ne soit pas perdu. La rage est là, on sent Diam's toujours autant écorchée vive, toujours décidée à prouver qu'elle n'est pas là par hasard, et qu'elle ne doit rien à personne... Au niveau flow, c'est un peu brouillon, pas très bien réglé. Ca se reproche assez de ses productions de jeunesse. Et au niveau prod, enfin, c'est lourd, chargé. Parfois trop, même. Mais ça doit bien taper dans une voiture!

Dans l'ensemble, un excellent morceau de clôture d'album, une auto-réponse ou une suite à petite banlieusarde. J'suis rassuré...
Par PieRRe - Publié dans : Ma MuZik A Moi
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Jeudi 23 avril 2009
 

           Cette exposition m'attirait depuis quelques temps. Mais faute de temps, d'une trop motivation ou que sais-je d'autre, je n'avais pas fait l'effort de m'y déplacer. Mais en en ces temps de vacances, l'occasion était belle, et j'ai donc enfourché le métro afin de m'y rendre : Grand Palais, galerie Sud-Est. Le T.AG. au Grand Palais.
Je fus secoué. Intérieurement. Parce que je n'avais jamais vu autant de jeunes, Blacks, Beurs, Banlieusards dans un musée. Et que c'était génial de voir ces baggys, casquettes et téléphones portables en guise d'appareil photo cotoyer les visiteurs habituels des musées : les vieux. Un grand bravo donc à Alain-Dominique Gallizia pour cette performance : amener des Djeuns' là où ils n'ont pas l'habitude d'aller, en le montrant que le (sub)culture peut intéresser le plus grand nombre.



Et l'expo en elle-même? Très rapide. 150 tableaux, construits sur le même principe : le pseudo de l'auteur à gauche et une variation sur l'amour à droite. Gallizia a demandé à 150 graffeurs de réaliser une oeuvre sur ce modèle, en leur promettant de les faire exposer dans un musée. Pari tenu. Pour un amoureux de tag, que du plaisir : des couleurs à profusion, des lettrages ahurissants, des performances énormes : la parfaite démonstration que les graffeurs sont des artistes à part entière et pas que des voyous qui dégradent les métros.
Par PieRRe - Publié dans : KultuR
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Mardi 10 février 2009


Ca s'appelle Crack a Bottle, et c'est du très lourd. Enfin je trouve. Une ligne de clavier entêtante, un bon beat, et le plaisir d'entendre de nouveau le flow de Dr. Dre. Peut-être un peu trop de cordes, mais ça reste un très très bon titre. Même le couplet de 50 Cent, que je n'apprécie pas outre mesure, m'a fait plaisir. Vivement le reste de l'album, qu'on sait pas quand il sort!
Par PieRRe - Publié dans : Ma MuZik A Moi
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Vendredi 6 février 2009

Un député UMP vient de déposer un projet de loi visant à obliger les sportifs Internationaux à chanter la Marseillaise, sous peine d'exclusion...

Je n'ai même plus envie de m'énerver.
Mais quand même, quelques points. On est pas forcément obligé de chanter l'hymne pour en ressentir toute la force et l'émotion. Je sais pas si ce Monsieur a déjà regardé un match de rugby, mais il devrait. Il n'y a qu'à regarder la tronche des mecs pour comprendre tout ce que jouer pour son pays veut dire. Pas besoin forcément de chanter pour ça.

EDIT : c'est pas avec ce genre de lois que l'on verra un jour ce type de chose en France... Ce n'est pas affaire de lois, mais d'esprit, d'histoire et d'héritage...

Par PieRRe - Publié dans : Dies Irae
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Jeudi 5 février 2009

          En ces temps d'agitation fièvreuse pré-électorale au Proche-Orient, et plus particulièrement en Israël, je vous propose la lecture d'une interview assez déviante. Il s'agit d'une conversation avec l'écrivain-chercheur-universitaire Israëlien Shlomo Sand. On entendra encore parler de lui en ces lieux, puisque je suis en train de lire son dernier et absolument fantastique livre, Comment le peuple Juif fut inventé.  Cet historien fait partie du mouvement post-sioniste, mouvance qui remet en cause les mythes fondateurs,la politique et l'existence de l'état Juif d'Israël. J'en reparlerai, car son livre est passionnant, et est un éclairage intéressant sur l'état actuel du conflit.

Sand a été lors du dernier avatar du conflit un des rares universitaires même de gauche à s'élever contre les bombardements de Gaza, et c'est à cette occasion que ses propos ont été recueillis.

Et merci à mon frère pour le lien

EDIT : en fait; ils sont plusieurs à faire discordance : lire cet excellent édito du monde.
Par PieRRe - Publié dans : Politique
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Mardi 3 février 2009

          « Vous croyez que j'ai que ça à faire? » Ca c'est notre mère qui gueule. Et pourquoi elle gueule? Parce qu'on est dimanche. Et parce qu'après dimanche, vient le lundi. Et que le lundi, c'est jour de ménage à l'étage (vous avez vu la rime??). Et que présentement nos deux chambres (à mon frère et moi) ressemblement plus à l'appart de Guic' ou à Gaza après le passage de Tsahal qu'à un espace près à être aspiré. Or comme cela fait à peu près 2 jours qu'elle nous dit de ranger notre chambre, elle commence à avoir les abeilles. Et pour mettre un peu plus la pression, notre père déclare que si dans 10 minutes un seul truc traîne sur le parquet, il le balance par le Vélux. Or donc, quel est l'objet de tant d'ire? De vieux bouts de plastique, tout simplement. Des Playmobil. Sur, sous le lit (avec le slip planqué), partout. Plein de Playmobil.




Là, les deux lecteurs qui me restent se demandent pourquoi un paragraphe dédié à ces bonzommes en plastique (oui je suis au courant, je fais une faute). Tout simplement parce que leur inventeur, Hans Beck, est mort. Et que du coup, c'est encore une partie de l'enfance qui se fait la malle. Les Playmobil ont meublé une grande partie de nos jeux de gosses. Cow-boys et Indiens, coureurs automobiles, fermiers, chevaliers, châteaux forts, ces machins tout con en plastoc ont fait beaucoup fait pour notre imagination, notre sens de l'invention et notre éveil, surement beaucoup beaucoup plus que les plaisirs informatiques et électroniques que nous avons découvert après. Et puis surtout, ce sont pleins de souvenirs géniaux d'histoires inventées, de bagarres liés au rangement, et d'engueulades parentales. Un vrai bout d'enfance, en quelque sorte. Un bout d'enfance qui se barre (une deuxième fois, puisque les Playmobil sont dans les cartons).


Alors voilà, c'est triste.

Par PieRRe - Publié dans : Moi
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Mercredi 28 janvier 2009

Je voulais sortir cette compil' spéciale covers pour Nowel, mais par, au choix : paresse, manque de temps et d'inspiration, j'en ai repoussé la conception. Mais comme tout vient à point etc, elle est là, maintenant.



J'ai toujours aimé les reprises. Enfin, au début, les reprises de chansons françaises. Sans doute grâce aux Enfoirés, que j'écoute depuis au moins une dizaine d'années. Il y a pas mal de titres, surtout du type daube mike-brantesque, que je préfère en version enfoiresque. D'où un certain hommage qui leur sera rendu dans cette playlist.

Pour le reste, l'idée de cette tracklist m'est venue par hasard, grâce à Deezer. Je suis tombé sur une version de Sorry seems to be the hardest word de Mary J. Blige, qui m'a retourné. Non seulement à cause de sa prestation à elle, mais aussi en la comparant à ce qu'avait fait les pitoyables Blue de ce morceau. La différence entre de la soupe pop et une réinterprétation soul magnifique étant flagrante, m'est donc venue l'idée de présenter une sélection de reprise qui auraient le mérite d'être au moins aussi géniale que l'original, et pourquoi pas meilleure.


En plus du morceau de Blige, on trouvera à peu près de tout, et même du blues. Je pensais ne pas en mettre, la reprise étant un peu un lieu commun de ce genre, mais je n'ai pas pu me passer de deux morceaux fantastiques de Stevie « l'astiqueur de manche » Ray Vaughn et de Poppa Chobby.




Et pour l'interactivité, essayons de jouer à Qui sont les créateurs originaux des morceaux présentés. Le vainqueur recevra son poids en Schoko-Bons goût bacon. Intéressant, non?

Par PieRRe - Publié dans : Ma MuZik A Moi
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Mardi 27 janvier 2009

Et bien non, vous ne rêvez pas. C'est bien le retour de Pyrox; et de ce qu'il y a dans sa tête. Et pour bien recommencer, et commencer 2009, la chronique d'un film qui m'a beaucoup touché.


          Les Noces Rebelles, c'est l'ennui d'un couple américain des années 50. C'est April et Franck Wheeler. Il est employé dans une boîte qui vend on ne sait trop quoi, elle est femme au foyer. c'est le parfait couple : une maison, une voiture et 2 enfants. Seulement, ils s'étaient promis de ne pas tomber dans la routine métro-boulot-dodo, prisonniers de leurs habitudes : tous les matins, M. Wheeler prend le train en compagnie d''une vague d'autres employés habillés et accoutrés de la même façon que lui, pour aller s'assoir dans son box, au milieu de collègues aussi ennuyeux que son travail. Et tous les matins, Mme Wheeler s'occupe de la maison. Alors, le mari s'ennuie et s'accorde une aventure, pour, selon ses propres dires, se sentir à nouveau un homme. Alors, la femme se morfond dans son costume de parfaite ménagère que jamais elle n'avait voulu tenir. Ils avaient rêvé de lyrisme, de romantisme, de théâtre. Ils avaient rêvé d'autre chose, et ces rêves là sont morts.

Mais les Noces Rebelles, c'est aussi un couple qui essaie de se sortir du vide que caractérise leur existence. « Si on partait à Paris? » suggère Madame à Monsieur, exhumant un vieux rêve de jeunesse. Elle subviendrait au besoin de la famille, pendant que son mari pourrait trouver ce pour quoi il est fait. Et l'illusion prend. Pendant quelques temps, le couple revit, dans l'illusion que tout va changer. Mais cela va être pour mieux se déchirer par la suite. Une trahison, et le film dérape, nouant le drame au gré d'un jeu d'acteurs assez formidable.


         Ce film tourne autour de beaucoup de choses. C'est d'abord une chronique réussie de la société américaine des année 50. En trame de fond, derrière le déchirement du couple Wheeler, c'est l'ennui, le vide d'une société qu'on remet en question. Et le réalisateur Sam Mendes le fait d'abord visuellement : le trajet du mari Wheeler de la maison à son travail, noyé dans une masse de gens tous coiffé d'un chapeau, le journal et la sacoche à la main, illustre parfaitement cette société rivée dans des carcans et alourdie par les conventions. De même, on sent l'ennui rien qu'à la vue de la maison et de l'intérieur typique de la typique de banlieue américaine du couple.

Ce film se fait aussi chronique de la relation homme-femme. Le mari doit subvenir aux besoins du foyer, peu importe si le boulot est inintéressant et la femme doit tenir la maison. Dans cette Amérique là, la femme a peu voix au chapitre. Lorsque les Wheeler annoncent aux voisins que c'est Madame qui travaillera en France, leur réaction est éloquent : regard incrédule, bouche bée. Madame n'a pas non plus le droit de choisir ses grossesses. Ils ont eu leur premier enfant par erreur, et on été obligé d'acheter une maison. Ils ont fait le deuxième pour essayer de conforter leur choix, et la troisième grossesse va les empêcher de partir. Et quand la femme évoque le souhait de ne pas garder l'enfant, c'est que forcément elle n'aime pas ses enfants.

Enfin, le film évoque le courage et la trahison. Le courage, c'est celui de se rendre compte du vide pathétique de son existence. Se rendre compte qu'on a oublié se qu'on voulait être pour devenir ce qu'on nous impose d'être. C'est le personnage d'April. La trahison, c'est Franck. C'est laisser sa femme se débattre dans les normes d'une époque qu'elle n'accepte pas. C'est piétiner ses idéaux au profit d'une morne existence. Et c'est surtout la lâcheté d'accepter son sort et de précipiter ainsi

une issue funeste.


           Enfin, les Noces Rebelles, c'est Leonardo DiCaprio et Kate Winslet. Le duo est fantastique dans ce costume du couple déchiré. Ils donnent vraiment le meilleur d'eux-même, en particulier dans les scènes de ménages. La façon qu'ils ont de jouer la rage et la colère est d'une rare intensité.

Notons aussi la performance d'un troisième acteur, Mickael Shannon et son rôle du fou. A travers la maladie mentale; il reprend le rôle classique du fou/bouffon : pouvoir tout dire et à n'importe qui. Et de ce fait, c'est le personnage du film qui a les propos les plus censés sur la société qui l'entoure, et dont il est exclu. Il permet aussi une touche comique à certaines scènes, permettant ainsi de détendre l'atmosphère tendue de l'histoire.


Je crois bien avoir trouvé mon film de 2009. Mais bon. Janvier, c'est quand même tôt.



Les Noces Rebelles, de Sam Mendes, dans les salles en ce moment.

Par PieRRe - Publié dans : Salles Obscures
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Mardi 25 novembre 2008

avertissement : la playlist est pas encore là, je cherche comment l'insérer dans ma chronique...

 

Bon.

 

Pour le retour de cette compilation bloguesque, j'ai décidé de la consacrer au hip-hop, un style que mon frangin Le PouPoune n'écoute que très peu. Passé les Consultations de Gynéco et les Tentations de Passi, rien, à part un CD single de Yannick (arrrrggg).

 


Dans cette tracklist, surtout du rap français, quelques morceaux de slam, une MC et un mélange avec du hard-rock. C'est, pour moi, le meilleur (ou peu s'en faut) qu'aie produit la scène rap, tout du moins au niveau français. On y trouvera des textes qui pèsent, des sons bien lourds, du funk, et même un instrumental. On n'y trouvera pas de jazz-rap (enfin juste un titre), auquel sera sûrement consacré une chronique prochainement. C'est je pense une déclinaison du rap pas vraiment facile à appréhender.

 

On enfourche son jogging, on retourne sa casquette, et c'est parti!! En vrac : Diam's, Solaar, Abd Al Malil, Run DMC, Guru, IAM, la FF, Passi, NTM et Nas, le Wu-Tang Clan, Manau, Alliance Ethnik, AKH et Will Smith...

 

 

Et en bonus track, le premier morceau de rap sorti en single :

Sugar Hill Gang, Rappers's delight




Enjoy, Bro...

Par PieRRe - Publié dans : Ma MuZik A Moi
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Jeudi 13 novembre 2008

Mitch Mitchell est mort. Encore un grand qui se barre... Mais bon, de manière naturelle semble t-il. Pas très rock tout ça.



En tout cas, si il y a un endroit où tous les disparus se retrouvent, ses habitants doivent être content : The Jimi Experience enfin au complet passé ad Patres, ça va swinger!!
Par PieRRe - Publié dans : Fraichement Disparu(e)
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