Lundi 20 juin 2011 1 20 /06 /Juin /2011 11:38

 

Clarence Clemons est mort...

 

The Ministry of Soul... La grande barraque noire, l'alter ego de Springsteen, son pote de toujours...

Avec lui, s'envole aussi pour moi la chance de voir un jour le grand E Street Band sur scène... chiant.

 

clarence.jpg

 

pour finir, une présentation délirante du E Street Band...

 

 

RIP Clarence. 

Par PieRRe - Publié dans : Fraichement Disparu(e)
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Mardi 10 mai 2011 2 10 /05 /Mai /2011 23:15

 

J'ai la chance d'être né dans un pays de gauche. 1984. Je n'ai donc pas de grands souvenirs réels des années Mitterrand. Il y a d'abord sa vision par Renaud (je m'appelle Renaud, je suis chanteur énervant, et je soutiens la candidature de François Mitterrand). Il y a, beaucoup plus tard, le souvenir des larmes de ma maman, le 31 décembre 1994 :

 

Mes chers compatriotes, c'est la dernière fois que

je m'adresse à vous pour des voeux de nouvelle année

en ma qualité de Président de la République [...].

Là où je serai, je l'écouterai le coeur plein de reconnaissance

pour le peuple français qui m'aura si longtemps

confié son destin et plein d'espoir en vous.

 

Il y a eu ensuite 1996, quand je rentre du collège le jour ou Mitterrand est mort. Les larmes, de ma maman, toujours, et ses obsèques à la télévision.Il y aura plus tard les images d'archives de la marche vers le Panthéon, de Badinter à l'Assemblée.

Cette émotion qu'on eu mes parents pour Mitterrand m'a toujours frappé. Je crois que pour eux, qui avaient eu 20 ans dans les années 70, la victoire de la gauche en 1981 signifiait beaucoup. Beaucoup plus qu'elle ne pourra jamais plus signifier. C'était l'espoir. L'Espoir, même. Par ricochet, cette vague d'espoir m'a marqué.

 

Je n'ai grand souvenir de cet époque. Et pourtant, la célébration du 30ème anniversaire de cette élection représente beaucoup pour le -jeune- homme de gauche que je suis. Le rappel d'une époque où l'espoir était grand. Et réalisable. 30 ans de politique sont passés depuis et j'ai l'impression que l'espoir ne sera plus jamais aussi pur. Aussi grand. J'ai l'impression que même si la Gauche l'emporte un jour, on n'en attendra rien, ou alors beaucoup moins que ce qu'annonçait l'élection de François Mitterrand. Quelque chose est cassé. Aucune politique ne porte plus cet espoir. 

 

 

Alors je célèbre cet anniversaire en pensant que décidément, c'est encore un grand évènement que j'ai raté. 

 

 


 


Par PieRRe - Publié dans : Moi
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Lundi 4 avril 2011 1 04 /04 /Avr /2011 14:26

 

Calvin Russel est mort.

 

C'était il n'y a pas si longtemps. Un matin comme les autres, qui commence par deezer, pour trouver un bidule à se mettre dans les oreilles. Là, dans les news, la photo d'un mec tout fripé, avec un chapeau et une guitare. Deezer dit que c'est la pop. Ca m'intrigue, la tof faisant plus penser à du blues crasseux. Je clique et ça me tombe dans les oreilles.

 

russel.jpg

le chapeau, la gratte, le fripé

 

Contrabendo, dernier live en date du Texan Calvin Russel. Un mec plus connu en Europe qu'aux US. Un vieux bluesman qui aime trop la drogue pour l'American Way Of Life (un Willie Nelson electrifié, en quelque sorte) : cannabis, cocaïne, passages en prison. Mais une voix... et un son.. et une gueule...

 

Et ce disque... bah il transcende, il râpe, il enchante. Et Calvin Russel, il est mort hier. Cancer, 62 ans.

 

Et bah moi, ça m'enrage. Encore un mec que je découvre trop tard. Et ça m'enrage parce que si la Faucheuse commence à s'attaquer au Blues, 2011 va être horrible.

Par PieRRe - Publié dans : Fraichement Disparu(e)
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Lundi 24 janvier 2011 1 24 /01 /Jan /2011 15:58

 

Il est temps de jeter un nouveau coup d'oeil sur l'année 2010. Cette partie de la playlist aurait d'ailleurs pu s'appeler 'de l'avantage de faire ses bilans en retard'. Car en effet, si la playlist #1 était prête dès le début décembre, j'ai repoussé celle-là plusieurs fois. Bien m'en a pris, puisque 2 des artistes qui figurent dedans ont été découverts entre Nowel et le nouvel An.

 

Un nom plus sérieux pourrait être #2 : alternative music, puisqu'on va parler ici de hip-hop et d'électro. N'étant pas transcendé par le rock actuel, mes découvertes 2010 sont principalement issues de ces 2 genres musicaux.

 

 

Côté électro

 

Arandel, in D

 

arandel.jpegUne bonne définition pour in D pourrait être qu'il est à l'électro ce qu'est Explosions in the Sky est au post-rock : un décompresseur. C'est un album lancinant, hypnothique par endroit. On pourrait s'attendre à ce que ça explose à un moment, mais ça n'explose jamais. On reste dans le calme, l'ambiance (un peu comme Explosions... d'ailleurs). La pression monte doucement, à mesure que des sons sont rajoutés à l'instru, par petites touches. Et puis on redescend.

 

C'est par ailleurs très proche de certains morceaux de St Germain et aussi parfois du son de Cerrone.

 

Acid Washed, Acid Washed

 

acid-washed.jpg

Welcome back in the 80s ! On tire ici encore plus du côté du disco (Cerrone encore) et des 80s. Ce disque est rempli de synthés et de sons vintage, qui plus encore que l'Arandel, donne envie de danser. Des instrus bien carrossées donc. Rajoutez aussi quelques voies féminies et vous avez mon album-pour-danser préféré depuis longtemps.

 

 

 

Côté Hip-Hop

 

diabolic  apollo brown

Ici, deux chemins à suivre. Si tu veux bouger ta tête sur du son gros son, il te faut emprunter la voie de Diabolic (Liar & Thief) et celle de Appollo Brown (The Reset). Tu auras alors l'impression de revenir bien en arrière. Une époque lointaine et bénie ou Nas était jeun e, où les Black Eyed Peas faisaient encore du Hip Hop et où le Wu Tang était le maître.

On notera cependant que les MCs de 2010 ont tendance à faire des albums trop longs, et que ça pourrait leur nuire.

 

De l'autre côté, tu peux kiffer aussi. Mais tu bougeras moins la tête.

 

La Fine Equipe & Mattic, Fantastic Planet

 

la-fine-equipe.jpg

 

C'est un album génial (quoique trop long), partagé entre du hip hop inspiré par le jazz-rap ricain et de l'abstract façon Wax Tailor. On retrouve d'ailleurs sur ce scud ASM, habitué des featurings avec WT.

 

 

Herma Puma, Synchromystic

 

HermaPuma.jpg

Herma Puma, c'est ma petite fierté à moi. C'est un groupe que j'ai découvert tout seul, via Deezer. J'ai été attiré par la pochette de l'album et par leur nom. Et je n'ai pas été déçu. C'est en fait un duo, composé deux beatmakers Ricain et Anglais. Comme l'album cité juste au-dessus, c'est du hip hop qui tire plus vers le jazz-rap. Les productions sont impeccables et on y retrouve tout une flopée de featurings parfaits. Et pour une fois en 2010, l'album n'excède pas 50 minutes. Un must.

 

Raashan Ahmad, For What You've Lost

 

Raashan-Ahmad.jpgC'est le dernier arrivé dans ce récap'. Et lui aussi a été découvert via Deezer.

Le premier morceau à peine commencé, il est impossible de ne penser à Q-Tip et Guru. Soit donc un mélange de Hip Hop, Nu-Soul and Jazz magistralement réussi par l'ancien pensionnaire du groupe Crown City Rockers. Cet opus mélange hip hop et sonorités plus anciennes de la musique noire. Le passé en soutien du présent, en quelque sorte. La mélodie d'une orgue ou d'une trompette pour rehausser un beat.

 

Hop, maintenant c'est playlist time. J'en profite également pour remercier GT et son CDB, sans lequel je n'aurais pas découvert les 3/4 des artistes dont je viens de parler.


 

Par PieRRe - Publié dans : Ma MuZik A Moi
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Mardi 18 janvier 2011 2 18 /01 /Jan /2011 16:32

 

C'est quand même hallucinant le temps qu'on passe à s'énerver contre la censure (ici déja).

 

Bienvenue au Canada :

 

Je ne m'étais jamais vraiment intéressé aux paroles de Money for Nothing, de Dire Straits. Et bien grâce au Conseil Canadien des Normes de la Radiotélévision (CCNR, leur CSA à eux), c'est chose faite. Voyez-vous, en 2011, il y a plus de banquise, c'est la crise, les caribous ont froid aux balloches et Céline Dion n'est toujours pas morte. Mais au Canada, le scandale, c'est que dans ce morceau du groupe de Mark Knopfler, il y a le mot faggot (tapette en VF). C'est horrible ! Vade Retro ! Pour l'instance régulatrice, si c'est un mot qu'on pouvait utiliser dans le passé, c'est désormais un 'mot inacceptable'. Merdre alors. C'est un peu finalement le même problème qu'avec Orelsan en France... Peu importe que le morceau soit l'expression de la pensée d'un personnage fictif... On censure. Et ils vont faire quoi avec les Nigger et les Motherfuckerdu hip-hop US ??

Notons bien cependant que cette décision est intervenue après la plainte d'une auditrice. Comme quoi, même au Canada, il y a des cons.

 

Cette décision est tellement stupide que même les groupes Gay & Lesbien canadiens la rejettent. Certain la qualifie même de 'digne de l'Inquisition'. Le risque selon eux est qu'à force de crier au loup, on ne reconnaisse plus l'homophobie là où elle est bien réelle.

 

Et du côté des radios ? A sanction stupide, réaction encore plus stupide (mais jouissive). La diffusion en boucle de Money For Nothing pendant une heure, par exemple sur les radios K97 et Q104. Elles continueront, disent-elles, à privilégier la liberté d'expression plutôt que le politiquement correcte. Pas bête.

 

 

Bienvenue en France :

 

Stéphane Hessel, le désormais célèbre auteur du best-seller pamphlétaire Indignez-vous devait tenir une conférence à l'ENS, en soutien à l'association BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions) qui défend l'idée d'un boycott d'Israël. Cette conférence n'aura finalement pas lieu, le CRIF (Conseil Représentatif des Institutions juives de France) ayant obtenu son annulation. Le CRIF a semble t-il utilisé tous les leviers possibles (direction de l'ENS, rectorat, ministère) pour obtenir cette décision. D'après Richard Pasquier (président du CRIF), la salle pour ladite conférence avait été réservée pour un motif pour un motif bien plus anodin. Il ajoute aussi que défendre l'idée d'un boycott est illégal. Ah bon ? De son côté, le BNVCA (Bureau National de Veille Contre l'Antisémitisme), qui protestait aussi contre la tenue de la conférence, a déjà porté plainte contre Hessel, suite au chapitre qu'il consacre au boycott dans son libre.

 

Ca m'énerve.

 

La censure m'énerve. De quel droit un groupe de pression, quel qu'il soit, peut-il se permettre de faire ou vouloir annuler une CONFERENCE? C'était pas un discours nazi, de la propagande facho ou une ratonnade en règle, que proposait Hessel ! Juste une conférence, dans un institut de recherche, endroit où on a encore le droit de s'interroger sur les solutions que nous devons apporter et proposer au problème que pose le jusqu'au-boutisme d'Israël.

Honte donc. Honte sur la directrice de l'ENS qui a cédé à la pression politique.

 

Le CRIF m'énerve, aussi. Le recours systématique de cette organisation à l'épouvantail de l'antisémitisme m'énerve. Parce que toujours crier à l'antisémitisme contribue à accréditer l'idée de l'existence d'un lobby juif, qui n'existe pas. En France.

Et puis ça m'énerve aussi parce que Hessel n'incite pas à la haine racial ou au boycott des Juifs. Il pose la question du boycott d'Israël. On est au delà de la question religieuse. C'est un levier d'ordre économique. De la mêmefaçon d'ailleurs que certains poussent au boycott des produits chinois. On en déduit jamais que ces associations appellent à la haine des Chinois...

 

Ou alors, rentrons vraiment dans la question religieuse. Si les CRIF et le CNVCA considèrent qu'attaquer Israël c'est attaquer les Juifs... Alors ils font la différence entre Juif et non Juif. Alors Israël n'est plus un pays démocratique. Alors Israël piétine sa déclaration d'Indépendance et devient un état qui discrimine ses citoyens. Et on rentre dans ce débat là (tensions entre Shlomo Sand -nouvel historien, apotre du post-sionisme- et Meyer Habib -CRIF-) :

 


 
Et ce débat là est beaucoup plus grave et beaucoup plus profond...

 

 

Par PieRRe - Publié dans : Politique
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Mardi 11 janvier 2011 2 11 /01 /Jan /2011 16:34

2011, année de l'innovation? Pour bien commencer, on parle de séries chez Pyrox =)

 

 

        Ce sont deux séries qui n'ont pas grand chose en commun. D'accord ce sont deux Cop-Show. OK, je les ai découvert par hasard, pour meubler l'attente. Entre deux épisodes d'une vraie série... Fringe ou Sons Of Anarchy, surement. OK encore, ce sont deux shows classiques qui s'amusent avec des codes communs et des personnages attendus.

Mais à part ça, rien en commun. De toute façon, entre Hawaii, le soleil et le surf, et Detroit, la pluie, les ruines et la criminalité, pas grand chose de commun.

 

Enfin... Detroit et Hawaii ont failli connaître le même destin : la corbeille. Parce qu'après deux ou trois épisodes, j'étais pas franchement emballé. Finalement, on y retourne. Et on découvre au fil des épisodes, là une touche d'humour, là des personnages qui s'étoffent, là une intrigue qui commence à avoir de la gueule.

 

Et on devient fan de Hawaii Five-0 et Detroit 187.

 

Hawaii-Five-O-copie-1.jpgHawaii, donc. Le soleil, le surf, les biatches, tout ça. Débarque là-dedans un bô-gosse Navy Seal, qui revient au pays pour venger son père ex-flic buté par un pas-beau-terroriste. Le Navy Seal, c'est Steve McGarrett (Alex O'Loughlin), fils du old McGarrett, ancienne tête d'affiche du Hawaii five-0 (Hawai police d'Etat chez nous) original.

McGarrett va croiser un flic expatrié du New Jersey (il porte une cravate à Hawaii, le fou), un ex-flic local pote du papa mort, et la (jolie) cousine dudit flic. Ces quatre là vont former le Hawaii five-0, unité d'élite au service du gouverneur pour endiguer la criminalité sur l'île.

 

Il est clair que les créateurs (Alex Kurtzman et Roberto Orci, qui ont à leur palmarès le flippant Fringe) n'ont pas construit le début de la saison sur la qualité des intrigues. C'est certes exotique, mais assez bidon. Le début tient essentiellement grâce à Scott Caan (le fils de...). Le parachutage d'un flic de Newark à Hawaii permet de jouer d'un avec les codes de l'île, et de deux avec les codes du buddy-movie (puisque les 2 partenaires commencent par se mettre des beignes). Si le côté je t'aime/moi non plus est assez attendu, le jeu sur l'étranger qui débarque permet d'amener une touche continuelle d'humour qui est assez agréable.

scott-caan.jpg Scott Caan (et sa cravate)


Puis, à mesure que la saison avance, les personnages se construisent et s'étoffent. Et l'intrigue se resserre sur ce qui semblait être son point central : la mort du Papa McGarrett. A partir du premier épisode de la deuxième moitié de saison, on sent que ça pourrait embrayer sur quelque chose de vraiment intéressant. Cela permettrait peut-être au show de passer de divertissant et bien fait (les scènes de tatane sont un régal) à un truc plus coté. A suivre !

 

Bon. Maintenant on prend l'avion, direction Detroit (quoi ? Qui a dit naaaan dans la salle?)

 

Quand on regarde Detroit-187, on est frappé par trois choses : la galeries de flics, la ville et la BO.

Les intrigues ? Des classiques du Cop-show, avec cependant une innovation : deux affaires distinctes par épisode. Ca n'a pas la profondeur de Blue Bloods ou la construction de The Wire, mais ça se tient.

Reste le plus important : les flics. Sept officiers de la brigade criminelle (Homicides en VO) de Detroit. Sept portraits caricaturaux (le rookie, le bô-gosse, l'immigrée cubaine, l'indien célibataire endurci, l'ermite, le presque-à-la-retraite et le lieutenant-à-la-vie-de-famille-compliquée), qui permettent à l'humour d'avoir voix dans la série, et qui vont évoluer et prendre de l'épaisseur à mesure que la saison avance. C'est la réussite de Detroit-187 : faire d'une série classique sur des flics une galerie de personnages finalement très amusante et dramatique, via deux phares : le det. Fitch (Michael Imperioli) et le Sgt. Longford (James McDaniel).

 

fitch.jpg

Fitch et le Rookie


Le premier est l'ermite : abrupte, passé qu'on soupçonne brumeux, mais très bon flic. Il va se révéler humain, sympathique et touchant à mesure que sa relation avec son nouveau partenaire (le rookie) évolue et qu'on commence à cerner son passé.

Le second est à 6 mois de la retraite, et est le fils d'un des premier flic black de Detroit. C'est une mémoire vivante sur la ville et il porte en lui toute ce que Detroit a eu de glorieux puis de désastreux. A ce titre, l'épisode Shelter (#10) est à voir absolument. A travers un cold case, on le voit retracer la vie d'un quartier noir, avant qu'il ne brûle et ne soit laissé à l'abandon.


Car c'est de ça aussi dont il est question... Detroit. Ville jadis rayonnante de l'industrie automobile mais ville marquée par le racisme, la pauvreté et des émeutes à la fin des années 60. C'est une ville en ruine que sillonne les flics de la Criminelle. Une ville en proie au chomage, à la crise industrielle et immobilière, une ville remplie d'immeubles vides et/ou détruits.

 

Pour l'habiller, il reste son héritage musical glorieux. Les enquêtes de Fitch, Longford & Co sont truffées de pépites musicales : Gil Scott-Heron, écurie Motown, hip-hop (Mos Def, Blakroc...) et blues.

Cet habillage musical contribue fortement à l'ambiance finalement particulière qui fait le sel de Detroit-187.

Après un début difficile, cette série s'annonce, à mon sens comme une bonne surprise de 2010 et donc de 2011.

 

Et avant de partir, Sly and the Family Stone :

 


Par PieRRe - Publié dans : petit ecran
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Dimanche 2 janvier 2011 7 02 /01 /Jan /2011 18:30

 

L'année dernière, vous aviez eu de la chance. Vous aviez eu droit à un beau bilan, bien dans l'ordre et bien rangé. Et bien... Ca ne sera pas le cas pour la mouture 2010. Pourquoi, me demanderiez-vous? Et parce que ce n'est pas possible. J'ai certes écouté beaucoup de choses (un des bons côtés du statut de chercheur au pôle-emp'), mais rien ne m'a marqué comme m'avaient marqué le Q-Tip ou Frusciante l'année dernière.Et cette année, comble de malheur, il y a plein de variété française...

2010.jpg

Cette playlist est en fait là pour récapituler tout ce que j'ai écouté avec insistance (voire beaucoup d'insistance) en 2010. C'est en quelque sorte un condensé d'extraits des albums qui ont le plus tourné cette année. On n'y trouvera d'ailleurs que très peu de titre datant de 2010 (excepté le génial Bonamassa et quelques autres).

 

lorada.jpeg

here-and-there.jpeg

on-the-beach.jpeg

 

 

 

 

 

S'il fallait quand même pointer un index vengeur (??) sur certains, 3 sortiraient certainement du lot. Toute compétition confondue, Johnny Hallyday arrive devant. Aussi étonnant que ça puisse paraître, je me suis plongé dans sa discographie live, qui recèlent bien plus de pépites que la vie peoplesque actuelle de l'idole nationale ne le laisserait supposer.

Viendrait ensuite dernière 2 glorieux anciens, dont j'ai découvert 2 anciens albums via les vinyls de mes parents.  Le live Here and There du Britannique Elton John, et le dépouillé On the Beach de Neil Young. La claque que j'ai prise à l'écoute de ce dernier m'a surement empêché d'apprécier à sa juste valeur la dernière galette du Loner.

 

route-23.jpg

On pourrait également décerner un prix spécial à une vraie découverte. Un vrai hasard, même. La fille qui m'accompagne a emprunté par mégarde un album qu'elle pensait être autre. Et en fait, c'était Line 23, album d'un groupe américain s'intitulant The Chatham County Line. Iconnu dans mon bataillon. Et pourtant. De la country, rappelant parfois Dylan, parfois The Band, c'est un excellent mélange, donnant à ce groupe un droit de cité dans ma sélection.

 

Enfin, qu'on ne s'étonne point de ne pas trouver d'électro ou de hip-hop dans cette sélection. 2010 a été une année riche de ce point vue, ce qui va permettre à mes coups de coeur de bénéficier d'une playlist pour eux tous seuls.

 

En attendant, voilà le bouzin...

Par PieRRe - Publié dans : Ma MuZik A Moi
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Vendredi 31 décembre 2010 5 31 /12 /Déc /2010 13:26

 

hey toi..

là-bas.

oui, toi:

 

le barbu, étudiant (poil aux dents), gauchistes, chomeur (toi même tu sais), filles, garçons, chèvre, Berbère, con, moche à pois et à rayures, alcoolique, tout-seul, fumeur, unijambiste, chercheur, musicien, ingénieur, révolutionnaire, tant va la cruche à l'eau, coréen (pour le barbecue), japonais (te fais pas de Sushis), roux (sauf si il pleut ce soir).

 

donc oui, toi.

 

DSC00068.jpg

 

Et rappelle-toi, surtout... On est pas venu jusqu'à là déguisés en feuilles de chou vert pour se faire brouter le cul par des lapins.

 

Non.

 

Et comme je suis trop un mec sympa, v'là de la musique pour vous faire bouger ce soir, où même les guerres s'arrêtent. Ah bon c'est à Nowel?? Tant Pis.

 

Enjoy it!

Par PieRRe - Publié dans : Foutraque
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Mardi 30 novembre 2010 2 30 /11 /Nov /2010 15:18

 

wait.jpg

Par PieRRe - Publié dans : Feutres en Folie
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Vendredi 17 septembre 2010 5 17 /09 /Sep /2010 14:11

 

 

Moi, je ne comprends pas.

 

En 2008, un gardé à vue (menotté) du commissariat de Draguignan est autorisé à fumer, dans le couloir. Il profite de cette permission pour passer par une fenêtre et sauter dans la cour, et tenter de s'échapper. Un gendarme tire 7 fois. Une balle traverse le thorax et touche mortellement le fuyard.

 

Le procès du gendarme se déroulait ces jours-ci. Le verdict a été rendu. Et je ne comprends pas. Le gendarme a été acquitté.

Le procureur puis les jurés ont considéré que l'usage de son arme par le gendarme n'était pas illégal. Les propos exacts sont : « Il ne s'agit pas de délivrer un permis de tuer, mais de constater que [le gendarme] a agi conformément à ce qui lui a été enseigné ».

 

Intéressant...

 

En France, au XXIèmesiècle, on enseigne aux gendarmes qu'il faut tirer dans le dos des voleurs? Qu'il faut tirer sur des gens menottés ?? On enseigne aux gendarmes que le bon bandit est le bandit mort ??

En France, on considère que mettre 7 balles dans le dos d'un fuyard, c'est quelque chose de normal ? Après tout... il le méritait, non? Qui vit par l'épée, périra par l'épée...

Et puis quoi ensuite ? Le bagne pour un morceau de pain ?

 

Sont où la tempérance, la réflexion, la tolérance ?? Il est où l'esprit de la Justice ? Dilués dans la Vengeance?

 

C'est la nouvelle doctrine... il faut montrer que le crime ne paie pas. Que le délinquant sera puni. Quel que soit son ''crime'', il sera coupable. Et puni. La volonté du (triste) sir Hortefeu de vouloir faire élire certains juges ne va rien arranger non plus.

 

Climat pourri. Malsain. Rien de mieux pour attiser la haine du flic et la défiance. Parce qu'après les annonces fracassantes sur les ''assassinats de policiers", voir ce genre de jugement n'annonce rien de bon quant à une escalade assez morbide...


Il a décidément quelque chose de pourri au royaume de France.

 

 

 

 

 

Par PieRRe - Publié dans : Dies Irae
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